L’effet de cliquet ou la gauche éternelle

Publié le par Gabriel Levy

Madame Sandrine Pico-De Prez a analysé pour le site « le cercle des libéraux » l’effet de cliquet utilisé par la gauche au pouvoir, commentant ainsi le livre de Yves Marie Adeline intitulé la « droite piégée ».

Chacun sait que l’on ne revient pas sur des réformes déjà mises en place, qu’elles sont des acquis sociaux définitifs. Ainsi, « la stratégie révolutionnaire, pétrie de dialectique, alterne successivement entre l’avancée sociale, l’attaque sociétale et le faux repli « conservateur » afin de consolider ses conquêtes » et l’alternance droite-gauche n’est que l’équivalent du « reset » de nos appareils pour leur « remise en ordre ».

Bien que d’autres exemples soient plus pertinents, il en est ainsi du financement des syndicats, rendu obligatoire à partir du 1° janvier 2015. Une cotisation de 0,014 % sera retenue sur la fiche de paie. Ce pourcentage parait infime, mais il représentera au total 100 millions d’euros par an. Pour mémoire : les syndicats sont financés à 81 % par les contribuables. Admettons que les syndicats concourent à l’expression de la démocratie, mais la droite est bonne fille quand elle refuse de contrôler l’utilisation de ces sommes. Ainsi a-t-elle mis au pilon le rapport d’une commission d’enquête sur ce sujet, et notre association n’avait pas manqué à l’époque de s’en émouvoir.

La droite au pouvoir, c’est une parenthèse qui permet à la gauche de « reprendre son souffle ». Au plan des réformes sociétales, elle emboite le pas de ses prédécesseurs : aménagements de l’immigration avec son cortège d’avantages sociaux, projet heureusement inabouti d’un nouveau préambule de la constitution pour y inscrire le respect de la diversité, l’égalité des chances (discrimination positive)… Sans oublier le Grenelle de l’environnement et l’impossible taxe carbone, les réformes « libérales » de l’éducation nationale, l’angélisme en matière de la sécurité des personnes et des biens, les 100 taxes nouvelles et le maintien de l’ISF.

Existe une politique étrangère de droite différente de celle de gauche ? Evidemment non, quand il s’agit de l’amitié du Qatar, de celle d’Arafat, des dictateurs africains (sauf quand on a une vengeance personnelle à assouvir (Kadhafi)), des repentances excessives et partiales à l’égard des pays anciennement colonisés, de la condamnation quasi systématique des Etats-Unis et d’Israël…

La conclusion est lucide, car il en est ainsi depuis la fin de la guerre : « La droite (piégée) ne peut que valider sauf à sortir du système républicain. Impossible d’échapper au sortilège du cliquet ».

Publié dans politique intérieure

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